Cabines de peinture : une ATmosphère EXplosive!

Cabines de peinture : une ATmosphère EXplosive !

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La sécurité, une problématique au cœur des préoccupations gouvernementales et des entreprises. Les réglementations sont nombreuses et ont pour vocation d’assurer une sécurité maximale vis-à-vis du public, de vos salariés et de votre activité ! Et pour assurer un cadre de travail sécurisé, la première étape, c’est la prévention ! Aujourd’hui, faisons le point sur la réglementation ATEX, mot-valise pour ATmosphère EXplosive, dont l’objectif est de prévenir des risques d’explosion sur les lieux de travail.

 

Quels que soient le type d’industrie ou la taille de votre établissement, à partir du moment où vous employez des produits inflammables et des poussières combustibles, la réglementation ATEX vous concerne. La norme NF-EN 60079-10-1 relative à cette mesure a été mise à jour depuis 2016 déjà, mais son application est effective depuis octobre 2018. Pour les garagistes, cette norme concerne surtout les cabines de peinture, où la présence de solvants est très importante et la ventilation limitée.

Règlementations

La réglementation ATEX a été élaborée à partir de deux directives européennes visant l’amélioration de la protection en termes de sécurité et de santé des travailleurs exposés au risque, accompagné d’une législation portant sur les appareils et systèmes de protection utilisés sur ces zones à risque.

Une directive, datée du 26 février 2014, porte plus précisément sur le matériel ATEX, légiférant l’entretien et la réparation et la maintenance des équipements ATEX pour assurer leur conformité. Il existe différents schémas de certification du matériel destiné à être utilisé en atmosphère explosive. Les principaux étant lATEX pour l’Europe notamment, et l’IECEx.

Quel est l’intérêt de cette nouvelle norme ATEX ?

La nouvelle norme offre une définition plus pertinente des zones ATEX, notamment avec la prise en compte des performances de ventilation. Le zonage ATEX est alors plus précis et permet de délimiter les zones à risques selon la nature du combustible, la fréquence et la durée de présence des formations ATEX.

    • Prévenir les accidents

Certes, de même que ceux liés aux normes d’installations électriques, les accidents liés à une ATEX sont peu nombreux, mais souvent graves. Selon les statistiques de la CNAMTS, on dénombre 150 accidents en moyenne sur les 10 dernières années, par an, dont 25 graves, et 4 décès. Il est primordial d’évaluer de manière juste et précise les zones de formations ATEX pour mieux former vos salariés lorsqu’ils interviennent sur ces zones à risque.

    • Prévenir l’arrêt de votre activité

Si vous sous-estimez ce risque, les conséquences matérielles peuvent être désastreuses. Dans le cas où une explosion se produirait, votre équipement et vos locaux peuvent être endommagés. Entre le temps de réparation et de remplacement, vous ne pouvez temporairement plus exercer votre cœur de métier. Ce qui affecte votre budget.

    • Optimiser votre budget

Si vous évaluez mal ce danger, cela peut vous pousser à investir dans un matériel surclassé et cela a un coût ! Un équipement ATEX est plus onéreux que du matériel standard. Une meilleure identification des zones à risque vous oriente sur l’appareillage adéquat, électrique ou non, à mettre en place dans ces zones.

La prévention avant tout !

C’est bien connu, « mieux vaut prévenir que guérir » ! Cet adage se vérifie dans tous les domaines. Et la prévention passe avant tout par l’évaluation du risque !

Quelle est la priorité pour vous garagistes ? Empêcher la formation d’ATEX, et donc empêcher tout risque d’explosion. Comment ? En agissant sur les combustibles et les comburants. Une mise en oeuvre difficile dans les cabines de peinture.

A défaut ? Lorsque la formation ATEX ne peut pas être évitée, il faut alors constituer et classer les zones ATEX, étape indispensable dans l’identification et la gestion du risque. Il faut éliminer toutes sources d’inflammation et analyser les processus d’utilisation de ces substances à risque, réaliser des contrôles, et mettre en place des mesures au niveau organisationnel.

Et troisièmement ? Il faut mettre en place des mesures limitant les effets de l’explosion. Des facteurs sur lesquels il est plus difficile d’intervenir, mais pas impossible ! Ainsi, vous pouvez travailler sur le confinement, installer des extincteurs déclenchés, vous équiper d’appareils résistants à la surpression produit par l’explosion, et créer des espaces d’occupation compartimentés pour éviter la propagation.

Du fabricant à l’utilisateur, qui est responsable ?

Il revient à l’utilisateur la responsabilité de l’analyse du risque lié à son installation, son process de fabrication et son système organisationnel.

Le fabricant doit, quant à lui, fournir un appareillage en conformité avec les normes ATEX. Il définit les protections à employer et classifie les composants nécessaires à la construction de la machine. Le fabricant se doit d’analyser et d’évaluer le risque à travers des tests laboratoires si nécessaire. Il produit ensuite une notice avec toutes les informations nécessaires quant à la maintenance et la réparation du matériel.

 

Connaitre les facteurs de formations ATEX pour mieux les contourner

L’explosion est quasi instantanée et provoque un effet de souffle et de surpression, accompagnée de flammes et de chaleur. La nécessité de disposer d’un équipement ATEX conforme permet de limiter les projections de matériel. Pour qu’une explosion soit déclenchée, six conditions sont simultanément réunies :

explosion

Le zonage ATEX et son compte-rendu DRPCE – Document relatif à la protection contre les explosions

Identifier les zones ATEX est indispensable, mais ne suffit pas à remplir les exigences réglementaires. Après évaluation de la gestion du risque, les mesures à mettre en œuvre pour maintenir un niveau de sécurité maximum doivent être consignée dans un rapport, le DRPCE. Ce compte-rendu doit ensuite être joint au Document Unique d’évaluation des risques professionnels  (DU ou DUER) et doit intégrer :

      • la validation et le suivi de ces mesures (efficacité, pérennité, risques résiduels…)
      • les emplacements classés en zones (avec leurs volumes)
      • les emplacements auxquels s’appliquent les prescriptions réglementaires
      • l’assurance que les lieux et les équipements de travail sont conçus, utilisés et entretenus en tenant compte de la sécurité
      • les procédures à appliquer et instructions écrites à établir avant l’exécution des travaux dans les zones concernées
      • le contenu des formations des salariés concernés

 

Vous trouverez de nombreux organismes certifiés pour vous aider à réaliser votre DRCPE, vous proposant un état des lieux (signalisation, formation, équipements…) accompagné de recommandations, d’une évaluation du risque d’explosion, et un plan d’actions pour votre établissement.

Conclusion

La réactualisation de cette mesure préventive permet de mieux définir les zones ATEX, pour vous permettre d’optimiser vos locaux, votre matériel et votre budget. Il est obligatoire de pourvoir à vos salariés des locaux en conformité avec les diverses réglementations.

Sur votre lieu de travail, certains endroits sont prédisposés à la formation d’ATEX, c’est notamment le cas pour les cabines de peinture, fermées ou peu ventilées avec la présence de solvants ou combustibles, ou au niveau des lieux de stockage. France Atelier vous propose de profiter d’un équipement conforme, à jour et à la pointe, pour assurer la bonne adéquation de vos besoins matériel et de sécurité. Nos fournisseurs figurent parmi les meilleurs et nous mettons à disposition nos experts en la matière pour vous orienter dans vos démarches et sélectionner les équipements qu’il vous faut.

 

 

« Expert Marché France Atelier »

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